jeudi 8 janvier 2009

Schéhérazade quinquet de mon quinquagénat





Schéhérazade Quinquet de mon quinquagénat

C'est trop mignon elle est trop belle
Tout le monde la trouve belle
Impossible de se distraire
Pour autre chose en sa présence

Elle touche tout
Elle touche à tout
Elle va vers tout
Elle va partout
Tout paraît pour elle

Bouleversante beauté
Partout elle sème la grâce
Et tout se meut en merveilleux
Un défilé de féeries

Et c'est la kermesse partout
Ce sont des sapins et des boules
Des guirlandes et des ballons
Des clochettes de chocolat
Avec des battants de praline
Des calligraphies de réglisse
Et de l'alphabet en bonbons
Une tempête de dragées

Des palmiers cascadant de dattes
De mou'âllaqât capiteuses
Du nougat des coeurs de loukoum
Et des corolles de meringues

De la polychromie intense
L'encens naissant de toute chose
De la nitescence partout

C'est noël démultiplié
C'est l'aïd à chaque terrasse
Et c'est le hossana aux cimes

Des sorbets du lait et du thé
Des plats précieux éblouissants
Un pianissimo de jets-d'eau
En le discontinu des vasques
Et au dégradé des bassins
En architecture d'écoute
Donnant spectacle à l'audition
Pour de l'istikhbar avec soi

Tout est jaspé du chant de vivre
Tout se jaspe d'espoir d'aimer
De la prétention d'être aimé
Du pouvoir d'apporter la paix

N'importe quel objet touvé
Sur le chemin de sa gambade
Au clip de ses pas cristallins
Une pierre une feuille un fil
Un éclat d'os papier pétale
Un bout d'écorce un brin de tout

D'une trouvaille sur le sol
Ou dans un coin insoupçonné
Elle vous met le jeu à jour
Mettant le fantastique à l'heure

Partout où elle passe c'est fou

C'est fou

L'ensoleillement de sourires
De mots de signes d'adjectifs
En paillettes en confettis
Il pleut des poésies en perles
C'est un festival de surprises

Elle vous donne envie d'être père
Et vous vous prenez pour Adam
Portant son chef-d'oeuvre à la côte
Vous devenez le rocher-mère

Elle vous rend l'envie d'être enfant
De redevenir un enfant
Elle vous met l'enfance aux veines
Et vous ânonnez de candeur

Elle vous met le printemps partout
Elle vous sort l'été de tout
même du grand hiver siégeant
Dans une carcasse de monstre

Tant de gens arrêtés par elle
Tant de gens s'arrêtent pour elle
S'embellissant de sa lumière
S'imprégnant de son allégresse
Pour retrouver la netteté
Disparue dans les réussites
Pour s'absoudre à sa pureté
De ses catastrophes de gloire
Dans une ablution bienfaisante

Pour se réconforter de tout
A ses chatteries ineffables
pour ne plus paniquer d'aimer
Autre chose que ses sosies
Sombres déclinaisons de soi

Pour s'affermir de la vaillance
D'aller voir de l'autre côté
De ce côté (d') où tout surgit
Par -delà le surgissement
l'héroïsme d'avoir le temps
De voir ce qui se passe ici
Pour ne plus sévir vacillant
Dans sa famille de fantômes

On est tout gauche d'être droit
Dans son apparence de clou
D'être trop là d'être si sûr
D'être si loin d'être en ailleurs
D'être invisible à ses semblables
D'être si haut en tour d'humour
D'être si loin dans son ballon
D'être assourdi de son vertige
D'être toqué d'ubiquité

On est si pauvre d'être comble
Qu'on n'ouvre plus la porte à rien
Toujours occupé débordé
Dans de l'hermétisme extatique
Qu'on en devient handicapé
Quand la sainte simplicité
Quand la simplicité suprême
Passe son aube et nous dépasse

On est si gauche d'être droit
Toujours à la droite de tout
On est si léger d'être là
Devant cette petite Chose
Qui bouge en chatoyant de choses
Qui met le ciel au pas de porte
En chorégraphies de pollen
Rien qu'en touchant du bout des doigts
Ses douces baguettes magiques

On est si faible d'être fort
On est tout bête de comprendre
D'assister enfin à l'inouï
Devant cette petite Chose
Abeille effusive de miel
De tant d'essences lumineuses
Popularisant l'ambroisie
Mille et une nuit à -l'envi
Mettant le feu à l'Ourserie

Schéhérazade mon bébé
Ma Princesse ma Chahrazâd
Mon amour ma folie ma fille
Mon essaimage de sagesse
Votre fille aussi mes amis
Anticipatrice de paix
Ambassadrice s'il vous plaît
En ces fêtes de fin d'année

Ma bienfaisante Enfantelette
Cette époustouflante luciole
Qui met du clignotant aux âmes
De la tendresse dans les gestes
La douce bruine dans les yeux
Et du soleil dans le regard
pour la route qui reste à faire
Par tous les chemins de sagesse

Schéhérazade mon bébé
Quinquet de mon quinquagénat
Ambassadrice de la paix
Ici par là et par là-bas

Schéhérazade mon bébé
Quinquet de mon quinquagénat
Ambassadrice de la paix
Ici par là là-bas partout
Ma merveille de 19 mois
Pour la route restant à faire
Pour fêter la bonté partout
Par les chemins de la sagesse

Ma merveille de 19 mois
Pour la route restant à faire
Pour fêter la bonté partout
Par ces chemins de la sagesse
Rillieux-la-Pape. Mercredi 17 Décembre 2008 (matinée)

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