OE U V R E S
1
Enfant des vagues et des fleurs
Ton amour ci-devant t'accourt
La lumière ruisselle aux doigts
( Le soir hérissonne aux lisières )
2
Aveuglant fantasme des feuilles
Où s'aventurent les chenilles
En écorchures de chemin
( La nuit roule son vrac d'avoine )
3
Tu te dépoitrailles toujours
Derrière l'araire des riens
Dont se mottent tes mots d'adieu
( Quelle coriacité t'agraine
Pour que tu pourvoies aux oiseaux )
4
Aux stupeurs de l'entr'aperçu
La calebasse d'un poème
Qu'on passe suspendre là-bas
Promet sa fraîcheur refluante
Aux prestigieuses pendeloques
Qui ravivent les siroccos
5
Ci-devant toute ma panthère
Secouée de questions tueuses
Que d'incendies d'inaperçu
Aux guimbardes des galaxies
( O mon amour si tu savais
Ce que me susurrent nos sources )
6
Et en soi l'hièble d'un soupir
Frissonne à peine dans le soir
Laissée à la sauge d'un songe )
( Et quand le rostre des questions
Supplicie le surplus de peau
Livrée aux lustrations des siestes
Ce que salade est cataplasme ! )
7
L'asphyxie de la chasteté
Ebourrife la belle humeur
D'une poussière bienheureuse
Qui prend son aise en oie sauvage
( O mon amour si tu savais
Ce dont je me délanguifie
Pour mériter d'être au partage
La Guillotière ( Lyon 3 ) Fin juillet 2OIO
samedi 31 juillet 2010
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