EN OPUS DE BENEDICTION
Schéhérazade en escalade
A chaque degré de mon être
Je redonde de toi Princesse
L'aube midi brune et la nuit
Oui je t'ai portée plus longtemps
Que ta mère ne t'a portée
Et que ta maman me pardonne
Ma prétention à cet endroit
Est en équitation de langue
Et je suis parti pour toujours
Je suis cette amphore où tu chantes
Princesse des mille et une nuit
Tu danses tu sautes tu saltes
Tu glisses tu nages tu planes
Et tu enchaînes les roulades
Et ta houle me fait Sindbad
Je suis cette amphore où tu veilles
Vivant trésor de la mer morte
Fuyant les lieux de grouillement
Je redoute les bousculades
Non pas que l'on me mettes en miettes
Mais qu'un choc t'expulse du Vase
Et que ça t'exile trop loin
Comme ce nuage de cendres
Craché par un volcan d'Islande
En poussée d'abracadabra
Qui nous assombrit l'Occident
Et nous fâche avec les novas
Je redonde de toi Princesse
L'aube midi brune et la nuit
Ma note de lait qui manquait
Au café noir de mes amours
Au sang intense de tes frères
En escorte cosmogonique
Au plateau de dattes tendu
En oeuvres d'hospitalité
Oui je te porte jusqu'au bout
En exercice d'existence
Jusqu'au-delà de l'au-delà
Comme un supplément de mon âme
Ma touche d'immortalité
Schéhérazade en escalade
A chaque degré de mon être
En et cetera de moi-même
Oui je te porte jusqu'au bout
En opus de bénédiction
Toi le colibri assidu
Aux succulences de ma langue
Mon petit Oiseau de partout
Schéhérazade en escalade
A chaque degré de mon être
Eternellement actuelle
Cour du Musée des Arts ( Lyon I ). Dimanche. 18/O4/2OIO
( Poème destiné à la mise en scène et à mettre en chanson )
dimanche 18 avril 2010
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